La Cascade du Dard

Un air de Bali en Suisse

Un déferlement d’eau au milieu d’une forêt aux lianes pendantes, de la mousse sur les rochers qui montent le long des gorges ; Si l’on nous ôtait un foulard des yeux, à cet instant, alors j’aurais réellement pensé être à Bali.

À un détail près ; la température de l’eau était extrêmement froide ! Cela dit, pour échapper aux chaleurs de la canicule, il s’agit de l’endroit idéal. La cascade y souffle un air frais et rafraîchissant. Une bouffée d’oxygène revigorante perdue sous la canopée. Même les cours d’eau qui alimentent la cascade nous font oublier le pays où nous nous trouvons avec ses faux airs de jungle.

 

 

Photos by Martin Ureta

 

 

Nous sommes à la Cascade du Dard, le final d’une balade familiale de 6.5 km entre champs et forêts que l’on vous proposera de débuter à Romainmôtier et qu’il faut estimer à environs 2 heures de marche. Ce village médiéval que je ne connaissais pas du tout auparavant, possède également une célèbre abbatiale dont la première trace écrite remonte au 6eme siècle, ce qui fait qu’il s’agit d’un des plus vieux bâtiment de Suisse. Pour les personnes qui souhaiteraient directement atteindre la cascade, il est possible de parquer sa voiture à Croy et d’effectuer une simple marche de 10 minutes. Vous pouvez retrouver les informations sur internet qui vous mettra aussi en garde concernant les saisons et les conditions météorologiques de l’endroit car cet itinéraire peut être fermé ou interrompu puisque le sentier peut s’avérer être glissant.

Partir découvrir des environs dépaysants tout en restant en suisse, c’est rare mais c’est possible ! Les amoureux de natures d’ailleurs adorons ces excursions. Pour y être allée à deux dates différentes, le déferlement de la Cascade du Dard peut varier selon les pluies des jours qui ont précédé votre visite. Elle peut être plus conséquente et de ce fait, bien plus puissante, quoi qu’il en soit, elle reste toujours aussi belle mais attention tout de même si vous décidez de vous y aventurer pieds nus comme j’ai pu le faire. Cela peut-être glissant et surtout, TRÈS froid ! Sur ce, si vous comptez vous y rendre ; Bonne promenade !

Sea you soon,

 

Christelle

 

 

Tine de Conflens

L’histoire de deux cours d’eau qui se rencontrent.

« Il y a plus dans les forêts que dans les livres », disait une citation. En vous rendant à la Tine de Conflens, cette phrase prend alors tout son sens. C’est en quelque sorte une histoire entre deux cours d’eau, la Venoge et le Veyron, qui se rejoingnent pour se déverser ensemble magnifiquement bien dans un endroit au décor presque idylique pour un film. A noter que lorsque les beaux jours arrivent, le soleil envoient ses rayons transperser les arbres, en sort alors une luminosité spontanée et presque théatrale dans ce lieu aux côtés féeriques.

 

 

Photos by Martin Ureta

 

 

Dans l’air s’éparpillent des milliers de gouttelettes qui proviennent du déversement de cette petite cascade. L’atmosphere de l’endroit rend sa visite agréable, ressourcante, malgré le bruit inachevé de l’eau torrentielle qui continue ensuite son chemin le long des gorges. Vous pouvez la découvrir en vous rendant dans la commune de Ferreyres entre la Sarraz et Romainmôtiers. Vous aurez alors la réelle sensation de vous trouver dans un endroit hors de la Suisse.

Photo by Martin Ureta

 

Les contemporains des Romains, y contruisèrent un châtelard dont on peut deviner les vestiges d’enceinte sur les photos que l’on a pu immortaliser lors d’une belle journée ensoleillée du mois de Février. Sur le chemin qui mène à ce joli espace, vous pourrez admirer les formes étonnantes que prennent les roches au fil du temps grâce à l’eau. Dailleurs, le mot «  Tine » signifie Tonneau et « Conflens » provient du mot confluent. Cette petite balade dans la forêt fût une réelle découverte et sortait de l’ordinaire.

Sea you soon.

Christelle

 

Photos by Martin Ureta

 

 

 

Gryon

Balade en chien de traîneaux

 

A travers les sapins saupoudrés de blanc, du haut des montagnes vertigineuses et du paysage figé par le froid, se tient une petite compagnie pas comme les autres. Dans un décor hivernal et étourdissant, ils vous attendent avec impatience, les yeux vifs et l’esprit joueur. A peine vous voilà arrivés qu’ils vous hurlent leur présence, comme pour vous saluer. Un proverbe français m’est directement venue en tête en les voyant, si beaux avec leurs yeux vairons, l’un d’un bleu éclatant et l’autre d’un brun profond ;  Il faut hurler avec les loups si l’on veut courir avec eux.

 

 

 

Photos by Martin Ureta

 


Avec la réelle sensation d’être dans le Grand Nord, cette expérience est proposée à Gryon par un homme, très proche de ses animaux et de la nature. Il se fait un plaisir de vous expliquer l’environnement qui vous entoure, le caractère spécifique des chiens ainsi que la vie avec eux. J’aurais appris qu’ils sont des huskys de Sibérie mais pas seulement, certains sont des chiens du Canada dont le sang a été mélangé à celui des loups. Ces derniers sont d’un gabarie impressionnant. J’ai eu un penchant pour l’un d’entre eux, probablement le plus gros, qui selon ses propriétaires, n’est généralement pas d’un caractère sociable, et pourtant… me mettant à sa taille, lui parlant doucement, il s’est approché. Les photos immortalisent cette rencontre ancrée dans mon esprit. Celle de l’animal, mi-apprivoisé, mi-sauvage, avec la douceur et l’empathie. Cette balade plongée dans le blanc de la Suisse, vous offre des souvenirs uniques, au plus proche de la nature et des animaux qu’e l’on se doit de respecter. Des règles vous sont d’ailleurs expliquées pour que les chiens ne soient jamais exposés à faire quelque chose sous la contrainte. Vous aurez la possibilité, suite à ce petit tour, de rencontrer ceux-ci et d’en apprendre d’avantage sur eux. J’ai adoré le moment et le recommande fortement à qui y serait intéressé. Loin d’être une activité touristique poussée dans les extrêmes, cette expérience est réglementée justement pour éviter d’exploiter des animaux. Le lien ci-joint vous permettra d’y avoir les informations nécessaires.

 

Photos by Martin Ureta

On vous invite à vous réchauffer un instant dans une petite buvette juste à côté, la Crêpecidre, où vous pourrez y déguster de bonnes crêpes et un chocolat chaud. Grâce aux conseils de la serveuse, nous avons été suggéré de nous rendre au restaurant  » Chez Mantisi  » pour y dîner. Je ne peux que vous conseiller vivement cet endroit où nous avons incroyablement bien mangé en face des Dents du Midi et du Grand Muveran. Le patron, un vrai, chef italien, vous propose des plats divinement bons aux assiettes généreusement bien remplies. Le carpaccio de bœuf et les pâtes aux fruits de mer ont été notre choix mais nulle doute que j’aurais plaisir à m’y rendre une seconde fois pour y découvrir un autre met, tant ses recettes étaient succulentes. Si vous cherchez à découvrir de belles saveurs, retenez bien cette adresse.

 

 

 

Photos by Martin Ureta

 

La montagne regorge de belles images à voir, de jolies escapades à découvrir et de secrets. Je vous en dévoile une partie dans cet article au plus près de l’expérience made in Switzerland avec sa neige, ses paysages typique et ses activités qui seront vous faire ressentir de belles émotions. N’hésitez pas à m’en donner des nouvelles tout en blanc !

Sea you soon,

Christelle

 

Blausee

Le lac bleu

Blausee, le lieu où la surprise ne peut être que belle. Je me demande comment a réagi la première personne qui, par hasard, est soudainement tombée sur ce lac au milieu de nulle part car mon dieu, qu’il est incroyablement beau. Cette couleur limpide faite de bleu mélangé à du vert turquoise lui donne un charme unique et fait de Blausee, la sortie phare de la région. J’ai pu m’y aventurer en été comme en hiver et je pense que s’il me faudrait faire un choix, j’aurais opté étonnement pour l’hiver. Avec les jours froids, le coin est dépeuplé du tourisme et se transforme en sorte de conte de fée hivernal.

 

 
 Alors la question que tout le monde se pose quand on se tient devant un tel spectacle est « Comment cette couleur s’explique-t-elle ? ». En réalité, cela date de plusieurs millier d’années en arrière, lorsqu’un éboulement décrocha un gros bloc d’un immense glacier. La glace de celui-ci fondit, des creux se formèrent et Blausee apparu. L’eau du lac est alimentée par un fleuve souterrain. C’est la clarté de l’eau qui donne à celui-ci ces nuances de couleurs incroyables. Il y règne en ce lieu comme une sorte de magie, peut-être est ce pour cela que le lac détient une légende que je trouve tristement belle.

 En effet, on raconte qu’une jeune fille tomba éperdument amoureuse d’un berger. Ils aimaient tous deux se rendre au lac, dans une barque dès la nuit tombée, pour rêvasser sur ses eaux. Un jour, alors qu’il descendait de la montagne, le jeune homme perdit l’équilibre et tomba d’une falaise. Le malheureux mourut. La jeune fille alors inconsolable, alla mourir de chagrin dans le lac. De par ses larmes, celui-ci prit la couleur bleu de ses yeux. Une statuette git d’ailleurs dans ses fonds en sa mémoire. Vous pouvez l’apercevoir depuis le pont sur la photo ci-dessus.

 

 

 

 Si la nature de Blausee nous à marqué, son hôtel aussi. Nous y avons passé une nuit avec petit déjeuner compris ainsi que l’accès au spa. Nous avions la suite placée au deuxième étage, sous le toit. ce chalet en bois, situé à part de l’hôtel, donne une réel impression de rentrer chez sois. L’intérieur a un véritable aspect cocooning et chaleureux avec ses poutres apparentes mélangée à des murs en pierre. Je vous conseil également de prendre de quoi faire un bain car la grande baignoire ne nous pousse qu’à la tester d’autant plus si dehors les températures sont autour des zéros degrés. J’ai trouvé cette chambre vraiment magnifique. Le balcon offre une très belle vue sur le lac et la montagne juste à côté. Je m’y suis sentie dorlotée, apaisée, bien, tout simplement.

 

 

 

 Au petit jour, nous nous sommes réveillé tôt afin d’être au rendez-vous avec le levé du soleil qui est plus tard qu’ici en plaine, puisque celui-ci doit monter encore plus haut pour traverser les montagnes environnantes. Je suis toujours stupéfaite du peu de temps que nous possédons pour capturer en image un couché ou un levé du soleil tant cela se passe vite. Celui de Blausee, avec la neige tout autour, apporte une touche de magie au commencement de la journée.

Après cela, nous avons eu droit au petit déjeuner bien copieux. Oeufs brouillés, lards, pains, confitures, fromages, céréales, il y en a pour tous les goûts mais si je dois m’attarder sur un ingrédient en particulier c’est le miel. Si mes souvenirs sont bons, il s’agit de celui de la région et son aspect était liquide. Son goût était vraiment excellent et je regrette de ne pas m’être arrêtée pour en acheter dans le coin. Donc si vous aimez le sucré, je vous le suggère vivement !

 Puis venu notre arrivée au spa, et là… surprise! Jamais je n’avais vu quelque chose de semblable ; des baignoires à même le sol nous attendent dehors ainsi qu’un jacuzzi rustique et encore une fois, tout ceci rien que pour nous. Je me suis empressée d’en remplir l’une d’elle tant l’idée m’a plu. C’était amusant de se retrouver là, dans sa baignoire au milieu de la neige et des montagnes. A l’intérieur, on peut y trouver une salle détente ainsi qu’un sauna. J’ai trouvé ce spa charmant, fidèle au décor mais j’imagine que si beaucoup de monde sont présents dans l’hôtel, on pourrait vite se trouver à l’étroit, donc le mieux serait de venir en semaine, hors jour de vacances scolaires comme nous avions pu le faire.

 

 

Photo by Martin Ureta

 Pour clore cette belle journée, un chai latte nous attendait au coin du feu où nous avons profité pour nous installer afin de revoir nos photos de la journée sur ordinateur. Agréable et réconfortant jusqu’au bout ! Cette petite escapade de deux jours à Blausee était réellement un must. Il est vrai que les hôtels en Suisse sont à des prix élevés en comparaisons avec l’étranger mais j’ai trouvé que pour le coup, celui-ci en valait largement la peine. Je le recommande fortement.

A une prochaine escapade avec peut-être, la découverte d’un autre lac.

Sea you soon,

Christelle

 

 

Kaiseregg

Dormir sous tente

L’automne, une brise de nostalgie souffle car il s’agit de la fin des vacances. Pour perdurer ce plaisir que l’on éprouve lors d’une évasion, pourquoi ne pas s’offrir un week-end par chez nous, en pleine montagne ? Juste avant que le temps change, devienne quelque peu capricieux et que les journées soudain se mettent à se raccourcir. Je garde les bienfaits de l’été dans mon coeur et pars vers un ailleur totalement différent pour doucement ouvrir les portes à l’automne. Les soupes à la courge, les couleurs chaudes des feuilles et les écharpes entrent dans la danse. C’est une saison qui, malgré qu’elle ne soient pas chaude, est tout de même un moment dans l’année que j’apprécie rien que pour l’ambiance cocooning qu’elle transmet.

 

Photo by Martin Ureta

 

Photo by Martin Ureta

 Mais les soirées douillettes ce sera pour une autre fois. Nous partons dans l’après-midi avec nos sacs à dos de plusieurs kilos, au lac noir qui se trouve être une région que nous avons plaisir à visiter. Cette fois-ci notre dévolu tombe sur Kaiseregg, une montagne perchée à 2185 d’altitude et visible à des kilomètres à la ronde. Il s’agit de la plus haute de la région. Cette ascension avec le poid de nos sacs sur les épaules n’est pas une mince affaire. Nous faisons de nombreuses pauses après avoir pris le télésiège pour soulager notre corps qui s’épuise de plus en plus au fur et à mesure que nous montons car après celui-ci, il vous faut compter environs 2h pour atteindre la grande croix en bois plantée sur le degré le plus élevé.

Le sommet atteint, tel ne fût pas notre déception lorsque nous nous rendons compte que nous nous trouvons dans un nuage déposé sur le haut des montagnes environnantes qui de ce fait, nous empêche de profiter de la vue. Une ambiance totalement différente alors se présente à nous avec cette sensation d’être perché à quelque part mais de ne pas savoir où exactement.

Photo by Martin Ureta

 

La nuit commençant gentiment à arriver, le temps de descendre se trouvaient alors être trop long pour échapper à une marche nocturne, nous décidons de poser notre camps ici, isolés du monde. Déposés au-dessus des nuages.

La tente prête, nous nous asseyons par terre pour déguster une fondue que nous avions prise avec nous et que l’on chauffe grâce à un appareil à gaz portable. Moi qui n’avais jamais fais de campings ni de soirées sous tente en pleine nature, l’expérience fût approuvée. J’avais quelques appréhensions. Le froid, le vent ou encore pire : la pluie ! Mais rien de tout cela n’est venu perturber notre soirée.

Photo by Martin Ureta

 

Le matin, dégagé de tout nuages et brouillard cette fois-ci, nous nous rendons compte enfin de où nous avons passé la nuit. Nous pointons notre nez dehors et là, le levé du soleil nous aveugle un instant pour ensuite nous dévoiler le paysage. L’horizon s’entend loin, très loin ! Notre tente est posée sur une petite surface plate perdue au milieu des montagnes. J’ai adoré prendre un thé que nous avons chauffé grâce au gaz en profitant de cette échappée avant de plier bagage.

 

 

 

 

La descente est moins pénible, nous croisons beaucoup de monde qui s’apprêtent à gravir eux aussi les 700 mètres de dénivelé qui demande une bonne condition physique. L’arrivée au télésiège se fait ressentir comme un moment reposant quand enfin, vous pouvez vous asseoir et profiter de la seconde partie de la descente sans avoir de sacs qui pèsent sur vous. Pour ceux qui auraient souhaiter manger avant de rentrer, un petit restaurant vous attend en bas. Quant à nous, l’appel de la douche et d’une sieste étaient plus fortes. Nous avons quitté le Lac noir épuisés mais fiers de notre petite aventure.

Sea you soon ! 

Christelle

 

 

Lauenensee

Savez-vous ce que veut dire le mot bucolique ? Cela est relatif à la vie de berger et il se trouve que c’est exactement le terme qui définirait, selon moi, Lauenensee, le lac du petit village de Lauenen. Une Idylle de montagne intégrale comme le décrit certains sites internet.

Photo by Martin Ureta

 

Situé à Gstaad au pieds des montagnes, ce lac m’avait l’air pourtant différent des précédents que je pu rencontrer en altitude. S’il me faudrait le décrire alors je dirais qu’il est un mixe entre un lac de montagne typique et un autre plus champêtre. Rien ne rappelle l’agitation du tourisme autour de cette tranquillité qu’apporte l’endroit.

photo by Martin Ureta

 

A notre arrivée, par temps orageux, nous nous sommes vite rendu compte que personne ne se trouvait là mis à part une jeune fille qui nageait accompagné de son chien dans ces eaux pourtant encore très froides. L’image agréable d’une vie simple en pleine nature. Puis, lorsque l’orage se mit à gronder, elle s’est éclipsée, nous laissant ainsi seuls pour découvrir ces coins et recoins. Nous y avons fait tout le tour en trouvant à chaque fois des plans magnifiques à photographier. J’ai été spécialement émerveillée devant la beauté des fleurs qui colorent la verdure. L’une d’elle m’a particulièrement plu, c’est pourquoi j’ai cherché son nom sur le net, elle se nomme l’Engadin, plus connue sous le nom de Lupin sauvage. Elle ressemble à un chapeau de lutin. Une clairière en était parsemée comme l’on peut le constater sur la photo ci-jointe.

 

 

 

J’imaginais tout à fait un musicien jouant de la guitare et des groupes d’amis au style hippie se regrouper au bord de ce lac où on y trouve du charme, calme et détachement. Seul le bruit des cascades environnantes sont venus fendre ce silence accompagné de quelques grondements d’orage. Il est possible de déposer sa voiture sur un parking non loin et de faire le chemin jusque là à pieds ou de s’y rendre directement en véhicule. Un petit restaurant est présent sur le site mais nous avons pu constater aussi quelques petits grils pour y faire des barbecues sous les arbres. Attention si comme moi vous vous aventurez sur le ponton, il est bancal et non rigide comme je me l’imaginais. Cela évitera éventuellement  un plongeon non désiré.

Photo by Martin Ureta

Avant de clore cet article je tenais à remercier toutes les personnes qui m’ont fait part de leurs commentaires et avis positifs concernant ce blog qui ma fois, est encore très jeune si l’on peut dire. Cela me fait chaud au cœur et ma motivation ne peut être que plus grande pour le continuer. Merci aussi à mon compagnon d’aventure et de vie courante, Martin qui sait me faire rêver et sans qui, ce site ne disposerait pas d’aussi belles photos. C’est toujours une part de magie qui s’éveille lorsque je pars avec toi, je nous souhaite que cela continue encore et encore tant que cela nous rend heureux.

Sea you soon,

Christelle

 

Photo by Martin Ureta

Oeschinensee

Je vous propose dans cet article, une journée 100% made in Switzerland. Il est vrai que ce cliché de Heidi qui descend de la montagne nous a tous un peu blasé mais il faut se le dire… quelles sont belles nos montagnes tout de même ! La Suisse est vraiment un pays qui peut vous faire prendre le grand air frais avec à la clé de très beaux endroits qui vous confirment l’expression “ l’après l’effort, le réconfort “ quand après une randonnée on peut enfin s’arrêter pour les admirer.

Photo by Martin Ureta

 

Oeschinensee est un lac situé au-dessus de Kandersteg. Depuis le parking, on vous offre la possibilité d’y monter par télécabine ou à pieds comme nous l’avons fait. Durant notre montée, nous avons pu observer de très longues cascades qui s’écoulaient depuis les sommets de la roche. Il en vient à se demander d’où sort toute cette eau qui n’en finit pas de se déverser alors que nous sommes déjà tellement haut. . Elles proviennent en fait des sommets environnants de plus de 3000 mètres d’altitudes.  Pour arriver au fameux lac qui se trouve être le but de cette marche, nous avons mis 50 minutes. Peut-être y allons nous un peu vite, sans pause, car le temps normal est estimé à 1h30. J’ai pu constater que la pêche faisait partie des principales attractions en voyant bon nombre de personne accompagné de canne à pêche. Joli endroit effectivement pour dénicher un poisson! Le lac est situé à l’orée d’une région appartenant au patrimoine mondial de l’Unesco. Les environs sont semés de petites fleures typiques des hautes altitudes comme le sont les edelweiss. Au sommet, un restaurant vous permet de manger un petit quelque chose afin de reprendre des forces tout en ayant la vue sur le lac d’Oeschinensee.

 

Photo by Martin Ureta

 

Je l’ai trouvé beau malgré le temps maussade qu’il faisait. J’imagine bien que les couleurs de celui-ci devraient être encore plus belles lorsqu’il est éclairé par quelques rayons solaires. Dommage également pour la vue sur les montagnes tout autour qui étaient dissimulées par le brouillard mais même malgré ces désagréments, il est très appréciable de se rendre là-bas. Encore une fois, dû au temps et à l’heure tardive de notre arrivée, l’endroit était désertique, de quoi se ressourcer pleinement et de prendre de jolies photos.

Photo by Martin Ureta

 

Pour finir la journée en beauté et toujours dans le thème de la Suisse, nous nous sommes rendu, une fois descendu de notre montagne, dans le restaurant Ruedihus qui se trouve à l’adresse : Landgasthof 3718 Kandersteg, où nous avons dégusté une bonne fondue. Il fait également office d’hôtel. Fait d’un décor en bois typique de chez nous, celui-ci ressemble à un vieux chalet entouré d’un joli jardin avec un banc où pousse différentes herbes aromatiques.

Photo by Martin Ureta

Photo by Martin Ureta

 

Nul doute que des journées tels que celles-ci  sont revigorantes et enrichissantes si comme moi, vous ne connaissiez pas Kandersteg et sa région.

 

Sea you soon !

 

Christelle

Les Gorges de l’Areuse

 

Avez-vous déjà eu la sensation que l’instant est suspendu dans le temps ? Que l’image en face de vous semble sortir de l’ordinaire, comme si elle vous remémorait quelque chose… mais quoi exactement ? Un conte ? un film ou peut-être un rêve ?

Comme si face à cela, l’irréel rentrait dans le moment présent et stoppe, l’espace de quelques minutes, vos connexions rationnelles. C’est comme rentrer dans un tableau dont on a déjà passé plusieurs fois devant sans jamais imaginer qu’il pouvait soudain vous aspirer et vous planter dans son propre décor.

Voilà à quoi je compare certains endroits de notre monde : à des tableaux. C’est dingue. A chaque fois. Les découvertes sont faites de balades et de prises de risques parfois et puis tout à coup c’est l’émerveillement. Ça vous tombe dessus. Je vis à chaque fois ces moments pleinement parce qu’ils me semblent me ramener à la vie, la vraie. Cela peut paraître contradictoire quand l’endroit en lui même ressemble à un rêve et pourtant… il s’agit de la nature, simple, belle et avec son côté un peu magique comme cela est le cas pour le pont en pierre des Gorges de L’Areuse.

 

Photo by Martin Ureta

 

Peut-être que ces dernières vous rappelleront quelques choses parce que vous avez été spectateur d’une trilogie mondialement connue, écrite par M. Tolkien. Vous devinez de quoi il s’agit exactement ? L’œuvre dont je parle n’est nulle autre que celle du Seigneur des Anneaux. John Howe, l’illustrateur de ces films, s’est en effet inspiré de ce lieu pour dessiner les paysages présents dans les 3 volets. Sa fascination pour les endroits particuliers ont fait de lui un personnage atypique.

Fondcombe, aussi connue sous le nom d’imladris ou Rivendell, est une vallée où réside les Elfes présents dans les films du Seigneur des Anneaux. Niché justement dans une gorge, certains endroits de ce lieu imaginaire sont comparables à des emplacements réels tel que cela est le cas pour le Pont de Brot.

 

Photo by Martin Ureta

 

Étonnant et admirable, ce pont en pierre qui traverse la rivière sonore en contrebas, à cette tendance de vous transporter vers un ailleurs. Les Gorges de l’Areuse, quant à elles, peuvent être retentissantes, rapides comme de temps en temps paisibles et silencieuses, laissant ainsi le chant des oiseaux grimper dans les hauts de la forêt. Ces contrastes font de cette balade dans les bois un moment rythmé par l’eau. Si l’été est chaud, alors vous pourrez apprécier les courants frais qui s’échappent des gorges. Ces environs m’ont donné envie d’y retourner une seconde fois lors d’une journée ensoleillée,  accompagnée d’un pique nique cette fois ci. Peut-être aurais-je alors l’impression de manger dans l’univers de Tolkien !

 

Sea you soon,

 

Christelle

 

 

Gastlosen

Parfois il ne suffit pas de prendre l’avion pour découvrir des beaux endroits pas loin de chez nous.

La-haut sur la montagne, l’était un vieux chalet, comme le dit une chanson de Hugues Aufray.

Les montagnes en questions se nomment Gastlosen. Il s’agit d’une chaîne des Préalpes Fribourgeoises située entre le canton de Fribourg et celui de Berne en Suisse tandis que le chalet dont je parle s’appelle “le chalet du soldat”. Grand bâtiment en bois où vous pouvez vous restaurer se situant au sommet d’une belle montée et offrant à tous un panorama à couper le souffle sur une nature montagneuse magnifique.

Photo by Martin Ureta

 

Mon copain et moi avons la bonne ou la mauvaise habitude, de nous rendre à de beaux points de vue tard dans l’après-midi. Le côté positif de ce choix est le fait que nous arrivons à l’heure où le couché du soleil nous offre son spectacle. Généralement, à ces heures-ci, tout le monde a déjà quitté les lieux donc nous avons là le privilège de profiter de l’endroit sans personne autour.

Photo by Martin Urtea

Le côté négatif est le fait qu’une fois le soleil couché, nous nous retrouvons très vite dans la nuit. Voilà pourquoi notre descente depuis le chalet du soldat jusqu’en bas fût faite dans l’obscurité ! Heureusement, ce jour là le ciel était dégagé et la lune nous indiquait légèrement le chemin à emprunter. Bien entendu, je ne nous considère pas comme des exemples mais néanmoins, ce fût un moment unique et quelque peu différent de ce que nous avions l’habitude de faire.

Photo by Martin Ureta

 

La montée n’est pas très difficile, le chemin est marqué. Cela nous a pris environs 1h30 pour atteindre le sommet et quand vous savez ce qui vous y attend la-bas, il y a de quoi se réjouir. Pas besoin d’avoir un excellent niveau de marche pour y arriver.
J’imagine que cet endroit doit être beau à chaque saison. Pour notre part, ces photos datent du début du mois d’octobre lors d’une magnifique journée ensoleillée juste avant que le froid d’automne ne pointe le bout de son nez.

Photo by Martin Ureta

 

J’ai toujours trouvé incroyable le fait que nous puissions si vite nous retrouver proche des montagnes depuis la ville de Fribourg. Cela nous semble très loin alors que finalement, après 30 minutes de voiture, de beaux paysages montagnards se trouvent devant nous. Cela serait avec joie si vous aussi vous avez quelques escapades de ce style à partager.

Sea you soon !

Christelle