L’Estivale Open air

Le festival au bord de l’eau

Fermez les yeux, imaginez ; Vous vous trouvez à l’extérieur. Des lueurs solaires vous touchent la peau, la réchauffe. Nous sommes en été. Des arômes venus d’ailleurs volent dans l’air. De la nourriture asiatique ? Mexicaine ? Peut-être les deux. Quelque chose semble également s’onduler et se mouvoir près de vos pieds; nous sommes au bord de l’eau. Les gens tournent autour de vous, semblent heureux. Des rires résonnent, des mélodies sont fredonnées, l’ambiance ensoleille les lieux comme le soleil que vous devinez même sous vos paupières. Puis soudain quelques notes bougent par ici, par là, quelques sons se font comme pour vérifier qu’une guitare est bien accordée et là, vous ressentez des vibrations, on danse autour de vous, on s’écrit. La musique se met en route et tape fort dans l’espace et dans les coeurs. Ouvrez les yeux.

 Vous vous trouvez à l’Estivale Open air d’Estavayer-le-Lac.

 Chaque année, ce festival de musique au bord du lac de Neuchâtel offre une vague de bonne humeur et d’ambiances uniques aux personnes qui s’y rendent. De nombreuses cantines y sont installées avec de grands choix de nourriture, à ne plus savoir si notre cœur pencherait plutôt pour une cuisine européenne ou d’ailleurs. Des bars s’étendent au bord du lac où les gens aiment se retrouver ou patienter en attendant les concerts qui s’enchaînent. Sur les différentes scènes se présentent des artistes avec des styles pour tous les goûts. De quoi passer de belles soirées qu’offre cet évènement qui sait nous faire vibrer chaque été.

Cette année 2018, la jolie chanteuse Louane s’est présentée sur la grande scène pour le plus grand bonheur des petits et grands puis ce fût le groupe Kyo qui fît chanter ma génération d’anciens adolescents des années 2000. Entre émotions, souvenirs et ondes positives, l’Estivale détient un secret…celui de savoir nous faire rêver et de découvrir aussi d’autres groupes de musique qui ont le mérite d’être connus. Il est d’ailleurs d’ores et déjà possible de découvrir qui seront les prochains artistes à se présenter sur scène en 2019 en suivant le lien ; Estivale Open air.

C’est donc avec un grand plaisir que Martin Ureta et moi-même vous présentons une immersions dans ce joli festival . Trois…deux…un…rêvez !

 

Sea you soon,

Christelle

 

 

Kaiseregg

Dormir sous tente

L’automne, une brise de nostalgie souffle car il s’agit de la fin des vacances. Pour perdurer ce plaisir que l’on éprouve lors d’une évasion, pourquoi ne pas s’offrir un week-end par chez nous, en pleine montagne ? Juste avant que le temps change, devienne quelque peu capricieux et que les journées soudain se mettent à se raccourcir. Je garde les bienfaits de l’été dans mon coeur et pars vers un ailleur totalement différent pour doucement ouvrir les portes à l’automne. Les soupes à la courge, les couleurs chaudes des feuilles et les écharpes entrent dans la danse. C’est une saison qui, malgré qu’elle ne soient pas chaude, est tout de même un moment dans l’année que j’apprécie rien que pour l’ambiance cocooning qu’elle transmet.

 

Photo by Martin Ureta

 

Photo by Martin Ureta

 Mais les soirées douillettes ce sera pour une autre fois. Nous partons dans l’après-midi avec nos sacs à dos de plusieurs kilos, au lac noir qui se trouve être une région que nous avons plaisir à visiter. Cette fois-ci notre dévolu tombe sur Kaiseregg, une montagne perchée à 2185 d’altitude et visible à des kilomètres à la ronde. Il s’agit de la plus haute de la région. Cette ascension avec le poid de nos sacs sur les épaules n’est pas une mince affaire. Nous faisons de nombreuses pauses après avoir pris le télésiège pour soulager notre corps qui s’épuise de plus en plus au fur et à mesure que nous montons car après celui-ci, il vous faut compter environs 2h pour atteindre la grande croix en bois plantée sur le degré le plus élevé.

Le sommet atteint, tel ne fût pas notre déception lorsque nous nous rendons compte que nous nous trouvons dans un nuage déposé sur le haut des montagnes environnantes qui de ce fait, nous empêche de profiter de la vue. Une ambiance totalement différente alors se présente à nous avec cette sensation d’être perché à quelque part mais de ne pas savoir où exactement.

Photo by Martin Ureta

 

La nuit commençant gentiment à arriver, le temps de descendre se trouvaient alors être trop long pour échapper à une marche nocturne, nous décidons de poser notre camps ici, isolés du monde. Déposés au-dessus des nuages.

La tente prête, nous nous asseyons par terre pour déguster une fondue que nous avions prise avec nous et que l’on chauffe grâce à un appareil à gaz portable. Moi qui n’avais jamais fais de campings ni de soirées sous tente en pleine nature, l’expérience fût approuvée. J’avais quelques appréhensions. Le froid, le vent ou encore pire : la pluie ! Mais rien de tout cela n’est venu perturber notre soirée.

Photo by Martin Ureta

 

Le matin, dégagé de tout nuages et brouillard cette fois-ci, nous nous rendons compte enfin de où nous avons passé la nuit. Nous pointons notre nez dehors et là, le levé du soleil nous aveugle un instant pour ensuite nous dévoiler le paysage. L’horizon s’entend loin, très loin ! Notre tente est posée sur une petite surface plate perdue au milieu des montagnes. J’ai adoré prendre un thé que nous avons chauffé grâce au gaz en profitant de cette échappée avant de plier bagage.

 

 

 

 

La descente est moins pénible, nous croisons beaucoup de monde qui s’apprêtent à gravir eux aussi les 700 mètres de dénivelé qui demande une bonne condition physique. L’arrivée au télésiège se fait ressentir comme un moment reposant quand enfin, vous pouvez vous asseoir et profiter de la seconde partie de la descente sans avoir de sacs qui pèsent sur vous. Pour ceux qui auraient souhaiter manger avant de rentrer, un petit restaurant vous attend en bas. Quant à nous, l’appel de la douche et d’une sieste étaient plus fortes. Nous avons quitté le Lac noir épuisés mais fiers de notre petite aventure.

Sea you soon ! 

Christelle

 

 

Lauenensee

Savez-vous ce que veut dire le mot bucolique ? Cela est relatif à la vie de berger et il se trouve que c’est exactement le terme qui définirait, selon moi, Lauenensee, le lac du petit village de Lauenen. Une Idylle de montagne intégrale comme le décrit certains sites internet.

Photo by Martin Ureta

 

Situé à Gstaad au pieds des montagnes, ce lac m’avait l’air pourtant différent des précédents que je pu rencontrer en altitude. S’il me faudrait le décrire alors je dirais qu’il est un mixe entre un lac de montagne typique et un autre plus champêtre. Rien ne rappelle l’agitation du tourisme autour de cette tranquillité qu’apporte l’endroit.

photo by Martin Ureta

 

A notre arrivée, par temps orageux, nous nous sommes vite rendu compte que personne ne se trouvait là mis à part une jeune fille qui nageait accompagné de son chien dans ces eaux pourtant encore très froides. L’image agréable d’une vie simple en pleine nature. Puis, lorsque l’orage se mit à gronder, elle s’est éclipsée, nous laissant ainsi seuls pour découvrir ces coins et recoins. Nous y avons fait tout le tour en trouvant à chaque fois des plans magnifiques à photographier. J’ai été spécialement émerveillée devant la beauté des fleurs qui colorent la verdure. L’une d’elle m’a particulièrement plu, c’est pourquoi j’ai cherché son nom sur le net, elle se nomme l’Engadin, plus connue sous le nom de Lupin sauvage. Elle ressemble à un chapeau de lutin. Une clairière en était parsemée comme l’on peut le constater sur la photo ci-jointe.

 

 

 

J’imaginais tout à fait un musicien jouant de la guitare et des groupes d’amis au style hippie se regrouper au bord de ce lac où on y trouve du charme, calme et détachement. Seul le bruit des cascades environnantes sont venus fendre ce silence accompagné de quelques grondements d’orage. Il est possible de déposer sa voiture sur un parking non loin et de faire le chemin jusque là à pieds ou de s’y rendre directement en véhicule. Un petit restaurant est présent sur le site mais nous avons pu constater aussi quelques petits grils pour y faire des barbecues sous les arbres. Attention si comme moi vous vous aventurez sur le ponton, il est bancal et non rigide comme je me l’imaginais. Cela évitera éventuellement  un plongeon non désiré.

Photo by Martin Ureta

Avant de clore cet article je tenais à remercier toutes les personnes qui m’ont fait part de leurs commentaires et avis positifs concernant ce blog qui ma fois, est encore très jeune si l’on peut dire. Cela me fait chaud au cœur et ma motivation ne peut être que plus grande pour le continuer. Merci aussi à mon compagnon d’aventure et de vie courante, Martin qui sait me faire rêver et sans qui, ce site ne disposerait pas d’aussi belles photos. C’est toujours une part de magie qui s’éveille lorsque je pars avec toi, je nous souhaite que cela continue encore et encore tant que cela nous rend heureux.

Sea you soon,

Christelle

 

Photo by Martin Ureta

Oeschinensee

Je vous propose dans cet article, une journée 100% made in Switzerland. Il est vrai que ce cliché de Heidi qui descend de la montagne nous a tous un peu blasé mais il faut se le dire… quelles sont belles nos montagnes tout de même ! La Suisse est vraiment un pays qui peut vous faire prendre le grand air frais avec à la clé de très beaux endroits qui vous confirment l’expression “ l’après l’effort, le réconfort “ quand après une randonnée on peut enfin s’arrêter pour les admirer.

Photo by Martin Ureta

 

Oeschinensee est un lac situé au-dessus de Kandersteg. Depuis le parking, on vous offre la possibilité d’y monter par télécabine ou à pieds comme nous l’avons fait. Durant notre montée, nous avons pu observer de très longues cascades qui s’écoulaient depuis les sommets de la roche. Il en vient à se demander d’où sort toute cette eau qui n’en finit pas de se déverser alors que nous sommes déjà tellement haut. . Elles proviennent en fait des sommets environnants de plus de 3000 mètres d’altitudes.  Pour arriver au fameux lac qui se trouve être le but de cette marche, nous avons mis 50 minutes. Peut-être y allons nous un peu vite, sans pause, car le temps normal est estimé à 1h30. J’ai pu constater que la pêche faisait partie des principales attractions en voyant bon nombre de personne accompagné de canne à pêche. Joli endroit effectivement pour dénicher un poisson! Le lac est situé à l’orée d’une région appartenant au patrimoine mondial de l’Unesco. Les environs sont semés de petites fleures typiques des hautes altitudes comme le sont les edelweiss. Au sommet, un restaurant vous permet de manger un petit quelque chose afin de reprendre des forces tout en ayant la vue sur le lac d’Oeschinensee.

 

Photo by Martin Ureta

 

Je l’ai trouvé beau malgré le temps maussade qu’il faisait. J’imagine bien que les couleurs de celui-ci devraient être encore plus belles lorsqu’il est éclairé par quelques rayons solaires. Dommage également pour la vue sur les montagnes tout autour qui étaient dissimulées par le brouillard mais même malgré ces désagréments, il est très appréciable de se rendre là-bas. Encore une fois, dû au temps et à l’heure tardive de notre arrivée, l’endroit était désertique, de quoi se ressourcer pleinement et de prendre de jolies photos.

Photo by Martin Ureta

 

Pour finir la journée en beauté et toujours dans le thème de la Suisse, nous nous sommes rendu, une fois descendu de notre montagne, dans le restaurant Ruedihus qui se trouve à l’adresse : Landgasthof 3718 Kandersteg, où nous avons dégusté une bonne fondue. Il fait également office d’hôtel. Fait d’un décor en bois typique de chez nous, celui-ci ressemble à un vieux chalet entouré d’un joli jardin avec un banc où pousse différentes herbes aromatiques.

Photo by Martin Ureta

Photo by Martin Ureta

 

Nul doute que des journées tels que celles-ci  sont revigorantes et enrichissantes si comme moi, vous ne connaissiez pas Kandersteg et sa région.

 

Sea you soon !

 

Christelle